La fonction est « le rôle d’un instant », comparable à un « costume qu’on met pour la représentation ». Un même mot peut changer de fonction selon sa place « sur les planches » (dans la phrase).

Pour identifier ce rôle précis, tout commence par une question centrale : « Ce mot me donne des informations sur QUI ou sur QUOI ? ». Selon la réponse — le mot complète un nom, un verbe ou la phrase — on peut déterminer sa fonction exacte.

Voici les points forts et l’intérêt majeur de ma carte mentale :

1. Elle dédramatise la grammaire grâce à la métaphore

L’introduction poétique comparant la fonction d’un mot à un « costume » de théâtre et la phrase à des « planches » est une accroche originale.

 Cela aide l’apprenant à comprendre que la nature du mot ne change pas (l’acteur), mais que son rôle change selon le contexte (la fonction).

2. Elle propose une approche « algorithmique » (arbre de décision)

Au lieu de donner une liste de définitions à apprendre par cœur, le document guide l’utilisateur à travers un cheminement de pensée logique.

  • Tout part d’une question centrale simple : « Ce mot me donne des informations sur QUI ou sur QUOI ? ».
  • Ensuite, l’élève est orienté vers trois grandes voies : le Nom , le Verbe ou la Phrase.+2
  • Intérêt : cela structure l’esprit d’analyse et évite la confusion face à la phrase complexe.

3. Elle repose sur la manipulation syntaxique

C’est le point le plus fort du document : il ne demande pas seulement de savoir, il demande de faire (manipuler la phrase) pour trouver la réponse. Vous donnez des « tests » concrets :

  • Le test de suppression : pour vérifier si c’est une expansion du nom ou un complément circonstanciel.
  • Le test de déplacement : « Si tu ne peux pas le déplacer […] il est collé au verbe ».
  • Le test de transformation : passer à la voix active pour identifier le complément d’agent.
  • Intérêt : ces manipulations syntaxiques rendent l’élève actif et lui donnent des preuves tangibles pour valider sa réponse.

4. Elle utilise des astuces mnémotechniques visuelles

Le document simplifie des distinctions souvent floues pour les élèves :

  • Épithète vs Apposition : la distinction se fait visuellement par la présence d’une virgule ou le fait d’être « collé ».
  • COD vs COI : la distinction se fait par la présence ou non d’une préposition.
  • L’humour : l’association du Complément d’Agent avec « l’Agent 007 » qui agit dans l’ombre est une image marquante qui facilite la mémorisation.

Cette carte mentale  remplace l’intuition (souvent trompeuse) par la méthode. C’est un guide « prêt à l’emploi » qui permet à un élève bloqué devant une phrase de débloquer la situation étape par étape.