
Le souffle de l’éloquence
1. La préparation
- Toutes les citations du document sont découpées et placées dans une urne.
- Les élèves sont installés en demi-cercle pour former une assemblée, créant ainsi un espace de parole central : la tribune. On peut aussi les laisser en place dans la situation classique de cours.
2. Le tirage au sort
- Chaque élève, à tour de rôle, vient piocher une citation au hasard.
- L’élève dispose de 2 minutes pour prendre connaissance de sa phrase et du contexte associé (par exemple, savoir s’il s’agit d’un discours de guerre comme Churchill ou d’un plaidoyer pour les droits des femmes comme Gisèle Halimi ).
3. La prestation
- L’élève s’avance à la tribune.
- La consigne stricte : il ne doit pas seulement lire, il doit incarner.
- Il doit accompagner sa parole d’une gestuelle marquée qui appuie le sens du texte :
- Un doigt pointé pour « J’accuse ! » de Zola.
- Un regard vers l’horizon pour le « I have a dream » de Martin Luther King.
- Une posture de défi pour le « Vous pouvez virer si vous voulez » de Margaret Thatcher.
4. L’interdiction du « ton neutre »
- Si l’élève lit la phrase sans bouger les mains ou sans exprimer d’émotion par le corps, l’assemblée peut lui demander de recommencer en exagérant un mouvement (ouvrir les bras, frapper le pupitre, ou rester d’un calme solennel).
5. Le débriefing flash
- Après chaque passage, les autres élèves essaient de deviner, grâce à la gestuelle et au ton, si le discours était :
- Combatif (ex: Emmeline Pankhurst )
- Solennel (ex: Abraham Lincoln )
- Ému (ex: Abbé Pierre )


