Jeu maths/latin du coût de la vie chez les Romains

Un jeu sur le coût de la vie dans l’Antiquité, et qui nécessitera de savants calculs !

2 à 14 joueurs (peut se jouer en classe entière si on met deux élèves par personnage)

Les joueurs ont chacun un objectif qui dépend d’une somme. Par exemple, Agricola désire la liberté. Cela lui coûtera 2000 sesterces.

Pour remporter cette somme, ils doivent vendre des objets ou animaux, et répondre à des questions. Chaque fois qu’ils tombent sur une vente, ils retirent l’argent correspondant dans la banque. Malheureusement, ils sont parfois obligés d’acheter s’ils tombent sur une carte achat. Dans ce cas, ils se défaussent de la somme nécessaire en la donnant à la banque.

À chaque tour, ils obtiennent une somme correspondant à ce que gagne leur personnage en un jour ; la somme « gain » de leur carte. Par exemple, Publius, le légionnaire gagne 3 sesterces par jour donc par tour.

Sous Tibère,  1 aureus (or) vaut 25 deniers (argent)

1 denier vaut 4 sesterces

Les joueurs doivent acheter les lettres correspondant à la couleur de la carte de leur personnage pour remplir leur objectif.

Le premier qui a rempli sa carte « objectif » remporte la partie.

Lien vers le jeu

Le Mathyrinthe

« Dans la mouvance des jeux d’évasion, très populaires actuellement, nous avons créé un livre interactif comportant des énigmes de type scientifique » : ainsi débute l’aventure intitulée Le Mathyrinthe – Les Gardiens du labyrinthe. Le récit et les énigmes sont dus à la plume des élèves des Troisième option LCA (2018/19) du collège Jean Rostand, de Balma, énumérés par leurs petits noms en page 11.
Au-delà des maths, ce travail dont les vingt-huit latinistes étaient les acteurs, entremêle les disciplines des adultes qui ont encadré l’écriture : langues et cultures de l’Antiquité, Physique-Chimie et Arts plastiques. Le volume est illustré par les dessins et les photos des classes de Troisième et de Cinquième, choisis à l’issue d’un petit concours.

Le Mathyrinthe a été écrit sous l’égide (c’est le cas de le dire) de l’association Les Maths en scène, dont le projet est « de faire découvrir la culture mathématique via le monde artistique et scientifique », comme le rappellent dans l’introduction (page 5) Houria Lafrance et Arnaud Cheritat, présidente et vice-président de l’association. L’artiste locale Liza Seguela a créé la couverture, Carole Oliviero plusieurs illustrations intérieures, et Xavier Buff, de l’Institut de Mathématiques de Toulouse, a aidé à la conception des énigmes. Les professeurs tenants du projet étaient Claire van Beek (Langues anciennes), Violaine Gaufreteau (Arts plastiques), Myriam Coustenoble (Mathématiques) et Jean-Marie Gautier (Sciences physiques). L’escape game scientifique Luminopolis organisé par l’établissement toulousain Le Quai des Savoirs a aussi inspiré les élèves.

Le site Toulouscope décrit ainsi le projet : « Dans la mouvance des jeux d’évasion, les célèbres escape games, ils – les collégiens- ont créé un LNI : un Livre Non Identifié. » Le genre ? « À mi-chemin entre les livres dont vous êtes le héros et le livre interactif comportant des énigmes », autrement dit les escape books.

Alliant ces trois modèles, les collégiens de Balma nous présentent un jeu divisé en une soixantaine de longs paragraphes. Pour progresser, il faut le plus souvent résoudre une énigme dont le résultat chiffré indique à quelle page se trouve la suite.

Victoria visite la Crète avec ses parents, et plus précisément le palais de Cnossos. Hélas, une vigile lui interdit l’accès, car elle est accompagnée de son chien : les animaux n’ont pas droit à la culture antique ! Notre héroïne force l’entrée par une porte dérobée, qui n’était pas condamnée pour rien : elle tombe… dans une faille temporelle, droit à l’époque du Minotaure ! Et oui, les couloirs du palais de Cnossos servaient, dit-on, de prison au monstre de la légende. Pour échapper à ce piège, Victoria devra compter (là encore c’est le cas de le dire) sur l’aide de plusieurs mathématiciens opportuns – Hypathie, Thalès de Millet et autres Pythagore – qui n’ont semble-t-il rien de mieux à faire que se promener dans le dédale et de jouer les guides pour touristes temporels égarés. Comme on dit, il n’y a pas de sot métier !

Le labyrinthe de couloirs devient maths-yrinthes, dédale aux nœuds faits de chiffres… Les méchants de l’histoire seront Cerbère, le Minotaure, un Dragon et autres animaux du bestiaire antique.

Les énigmes mélangent les démonstrations de géométrie avec des QCM sur la culture antique ou les jeux de logique. En cas de doute, des indices et des précisions sont donnés via des QR-codes intégrés aux paragraphes.

Cette organisation permet de se servir du livre de deux manières : soit en mode apprentissage, en cherchant les réponses via le QR-code et les dossiers à la fin du livre. Soit en mode révision, le joueur mettant en action de manière amusante les connaissances déjà acquises. Ce qui résout le souci de la série des LabyrinthesRetz, qui hésitait entre les deux méthodes sans trancher.

Pour ce projet, les élèves ont obtenu le troisième prix du concours CGénial.

Les articles sur le projet

Scape

Toulouscope

Magazine Haute Garonne

Sur Liza Seguéla, artiste ayant créé la couverture du libre ; ici, ici et

Les Maths en Scène

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