Faire comprendre aux élèves la différence subtile entre un texte explicatif et un texte argumentatif, ou leur faire maîtriser les codes du dialogue, n’est pas toujours une mince affaire. Les définitions théoriques restent parfois abstraites pour nos élèves les plus visuels ou ceux en difficulté.

C’est pourquoi j’ai créé une fiche méthode illustrée complète sur les formes de discours. L’objectif ? Remplacer les longs blocs de texte par des schémas mentaux clairs, des métaphores visuelles et des parcours logiques.

1. Une approche visuelle pour chaque type de discours

Le document balaie les 6 formes majeures de discours, en attribuant à chacune une identité visuelle et une métaphore propre pour aider la mémorisation :

  • Le discours injonctif (prescriptif) : présenté comme une « recette » ou un « règlement », il met l’accent sur la chronologie et l’uniformité des modes (impératif, infinitif).
  • Le discours narratif : il est imagé par un cheminement avec un début (situation initiale), des obstacles (péripéties) et une arrivée, mettant en scène le schéma actanciel (Héros, Opposants, Adjuvants).
  • Le discours descriptif : j’ai utilisé la métaphore des « outils du peintre » pour illustrer l’usage des adjectifs, des connecteurs spatiaux et du point de vue.
  • Le discours explicatif : comparé au travail d’un « ingénieur », il montre comment on assemble des informations brutes pour faire comprendre un concept, distinct de la simple information.
  • Le discours argumentatif : illustré par les « matériaux du bâtisseur » et la balance de la justice pour peser Thèse et Antithèse.
  • Le discours dialogal : visualisé comme un « ping-pong verbal » entre locuteurs, avec un focus sur la ponctuation et les différents styles (direct, indirect, indirect libre).

2. Ce que les élèves y trouveront (et ce que ça vous évite de répéter !)

Cette fiche n’est pas qu’un simple dessin. Pour chaque discours, elle synthétise trois éléments clés indispensables à la réussite de l’élève :

  1. Le But (La visée) : « Faire agir », « Raconter », « Faire voir », « Faire comprendre », « Persuader » ou « Rapporter des paroles ». C’est la clé pour identifier la dominante d’un texte.
  2. Les règles d’écriture (la grammaire) : les temps verbaux dominants (passé simple pour le récit, présent de vérité générale pour l’explication, impératif pour l’injonction) sont explicitement rappelés.
  3. L’Adaptation au destinataire : le document insiste sur la nécessité d’adapter son lexique (mots simples vs lexique précis) selon que l’on s’adresse à un enfant, un adulte ou un expert.

3. Comment utiliser cette fiche en classe ?

  • En fiche de révision (Brevet/Bac) : une synthèse parfaite à glisser dans le classeur pour les révisions de fin d’année.
  • En outil de différenciation : idéal pour les élèves « dys » ou ceux qui ont du mal avec l’abstraction littéraire. Les pictogrammes ancrent le savoir.
  • En support d’écriture : l’élève peut garder la fiche sous les yeux pendant une rédaction pour vérifier qu’il utilise les bons « outils » (connecteurs, temps, structure).

J’ai conçu ce document pour qu’il soit aussi agréable à lire qu’utile à étudier. J’espère qu’il trouvera sa place dans vos séquences !