Quand Les Fleurs du mal deviennent un vase : mon détournement littéraire pas à pas

Faire sortir des fleurs d’un exemplaire des Fleurs du mal : l’idée m’amusait beaucoup trop pour rester à l’état de projet. J’ai donc transformé des vases transparents en forme de livre en objets décoratifs consacrés aux grands classiques de la littérature française.

Baudelaire a naturellement ouvert la collection, bientôt rejoint par Madame Bovary de Gustave Flaubert et Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Le résultat ressemble à un véritable livre lorsqu’il est posé sur une étagère, mais il peut accueillir un bouquet de fleurs fraîches, séchées ou artificielles.

Voici précisément comment j’ai réalisé ces vases littéraires, ce que j’ai acheté et où je l’ai trouvé.

Le matériel que j’ai utilisé

J’ai d’abord acheté sur Temu des vases en acrylique transparent en forme de livre. Ils mesurent environ 20 cm de hauteur, 15 cm de largeur et 4 cm d’épaisseur. Le modèle était vendu 8,33 € l’unité au moment de ma commande. Le prix peut naturellement varier selon les périodes et les vendeurs.

Pour habiller les vases, j’ai commandé sur Amazon un lot de 30 feuilles A4 autocollantes en vinyle transparent de la marque ADERTOS, proposé à 15,99 € lors de mon achat. Ces feuilles sont annoncées comme compatibles avec les imprimantes jet d’encre et laser.

J’ai également utilisé :

  • une imprimante ;
  • un massicot pour obtenir des découpes droites ;
  • une règle ;
  • un chiffon doux pour nettoyer l’acrylique ;
  • une carte rigide pour faciliter la pose et chasser les bulles d’air.

La création des jaquettes

Je ne souhaitais pas coller de véritables pages de livres sur les vases. Je voulais conserver leur transparence et créer une décoration spécialement adaptée à leur forme.

J’ai donc conçu moi-même des jaquettes inspirées des anciennes éditions de classiques. Chaque modèle comporte une première de couverture, une tranche et une quatrième de couverture. Les dimensions ont été calculées pour correspondre aux vases de 15 × 20 × 4 cm.

Pour Les Fleurs du mal, j’ai choisi une composition botanique en noir et blanc. Madame Bovary est représenté par un éventail, des livres et un encrier, tandis que Cyrano de Bergerac reprend le chapeau à plume, la rose et les accessoires associés au personnage.

J’ai volontairement conservé une présentation sobre : un fond transparent, des illustrations anciennes, quelques lignes fines et des titres très lisibles. Les fleurs et les tiges restent ainsi visibles à travers la jaquette.

L’impression

J’ai imprimé les différentes parties sur les feuilles de vinyle transparent, en sélectionnant une impression à 100 %, sans ajustement automatique à la page. Cette précaution permet de conserver les dimensions prévues pour le vase.

Avant d’utiliser une feuille autocollante, je vous conseille d’effectuer un premier essai sur du papier ordinaire. Vous pourrez ainsi vérifier :

  • la taille de la couverture ;
  • l’emplacement de la tranche ;
  • le sens de lecture ;
  • l’alignement des différentes parties ;
  • la compatibilité avec les marges de votre imprimante.

Il est également important de vérifier le côté imprimable de la feuille transparente avant de lancer l’impression.

La découpe et la pose

Après avoir laissé sécher l’encre, j’ai découpé chaque partie au massicot en suivant les repères placés autour du modèle.

J’ai ensuite nettoyé soigneusement les surfaces du vase afin d’éliminer la poussière et les traces de doigts. Sur un support transparent, le moindre petit défaut devient vite visible.

Pour poser l’autocollant, j’ai commencé par décoller seulement quelques centimètres de la pellicule protectrice. J’ai aligné le haut de la jaquette avec le bord du vase, puis je l’ai appliquée progressivement. Une carte rigide permet de lisser le vinyle au fur et à mesure et d’éviter la formation de bulles.

Il vaut mieux avancer lentement, surtout pour la première de couverture, car c’est elle qui attire immédiatement le regard. La tranche demande également de la précision afin que le titre reste centré lorsque le vase est observé de côté.

Le résultat

Une fois les jaquettes posées, les vases peuvent être présentés vides comme des livres décoratifs ou recevoir quelques fleurs. Avec un bouquet, le jeu entre le titre et le contenu devient particulièrement amusant : Les Fleurs du mal porte enfin de véritables fleurs.

J’aime aussi le contraste entre l’aspect ancien des couvertures et la transparence très contemporaine de l’acrylique. Selon la lumière et la couleur du bouquet, chaque vase prend une apparence différente.

Une décoration littéraire qui trouve sa place en classe

Ces créations peuvent rejoindre un coin lecture, une bibliothèque de classe, un bureau ou une exposition consacrée à un auteur. Elles permettent de faire entrer les œuvres dans le décor sans les réduire à des affiches pédagogiques.

Les élèves reconnaissent les titres, observent les illustrations et commencent souvent à poser des questions. Pourquoi des fleurs pour Baudelaire ? Que représentent l’éventail et l’encrier de Madame Bovary ? Pourquoi avoir choisi un chapeau à plume pour Cyrano ? La décoration devient alors une petite porte d’entrée vers l’œuvre.

Ces vases peuvent également accompagner une séquence, une lecture cursive ou une présentation thématique. Il suffit de créer une nouvelle jaquette pour adapter le principe à un autre livre.

Après Baudelaire, Flaubert et Rostand, je réfléchis déjà aux prochains titres de cette bibliothèque fleurie. Certains livres semblent avoir été écrits pour devenir des objets décoratifs ; il ne reste plus qu’à choisir lesquels.